dimanche 16 octobre 2016

Chute de la cheminée des Papeteries Bolloré, ex Papeteries de Champagne à TROYES, son directeur


Rare photo de la destruction de la cheminée des Papeteries Bolloré
rue de la Providence à Troyes.
Collection Blaison 

Usine de papeterie Ferrand-Lamotte, puis Louis Thibault, puis S.A. des papeteries de Champagne, actuellement usine de pâte à papier Bolloré technologies


Histoire : A l'emplacement d'un moulin à papier mentionné dès 1340, mais dont il ne subsiste rien, Claude Ferrand-Lamotte édifie les bâtiments d'une nouvelle usine de papeterie sous le Second Empire, mue par une turbine de 25 ch dès 1853. Cet établissement est agrandi par le nouveau propriétaire Louis Thibault vers 1890, puis est exploité sous la raison sociale S.A. des papeteries de Champagne à partir de 1900 environ. L'énergie électrique est fournie par le moulin de Pétal, appartenant à la même société, au début du 20e siècle ; en 1915, la S.A. des papeteries de Champagne fournit du papier à cigarettes à l'Etat. A la suite de la première guerre mondiale, de nouveaux bâtiments sont construits, notamment une salle des machines en 1926. Vers 1952, la raison sociale devient S.A. des papeteries Bolloré, et la société Bolloré technologies exploite (exploitait, ndlr) actuellement sur ce site une usine de pâte à papier.
Adresse : 4 rue de la Providence

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e moitié 19e siècle ; 2e quart 20e siècle
Année de construction : 1926
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu actuacity.com/troyes

Bolloré à Saint-Julien-les-Villas/Troyes : Le sort de cette usine demeure incertain 
 "De même, la situation de la friche Bolloré se clarifie peu à peu, offrant la perspective de développer une coulée verte entre le bief de la papeterie et la Seine et de poursuivre ainsi les investissements déjà réalisés par la Ville sur le Parc des Moulins, véritable poumon vert au cœur de l’agglomération."
Source :  Plan d'Action Municipale 2015-2020 - Ville de Troyes
https://www.ville-troyes.fr/include/viewFile.php?idtf=437&path=1a%2F437...



Des projets pourront ainsi être engagés sur la période 2015-2020 et certains avec ..... politique de restauration immobilière contribuera au développement d'une offre ...... De même, la situation de la friche Bolloré se clarifie peu à peu, offrant la ...

Usine désaffectée en attente de reconversion, reconstruction, voire destruction ? Un projet immobilier non abouti avait pourtant été annoncé. On comprend difficilement la situation de l'usine au regard des moyens de son propriétaire. Est-ce à la collectivité de supporter les désagréments créés par cet abandon et le coût de la restructuration du site ? (Coulée verte, annoncée dans Plan d'action municipale 2015-2020 ? Ci-avant) La sécurité des piétons n'est pas assurée. Chute de tuiles, noyade d'enfants...
A quand une décision concrète et pas uniquement de vagues projets ?



Etat de l'usine, vue de l'extérieur. L'intérieur est entièrement tagué et vandalisé. La végétation est libre de son envahissement. Les tuiles tombent des toits... Le trottoir n'est pas sûr ! Faudra-t-il un accident pour réagir ? Je laisse à votre appréciation.


A propos d'un dirigeant de l'usine de la rue de la Providence à Troyes Papeteries Bolloré
The Echo, Mars 1948, Monsieur Cartel
Monsieur Cartel invité de Raleigh Waldrop
Le gentleman souriant et poli que vous avez peut-être vu aux environs de l'usine récemment est la personne avec qui vous pouvez converser et il est parfaitement volontaire, si vous parlez français bien sûr. C'est Monsieur Cartel de Troyes en France, un homme qui s'est intéressé à Ecusta dès sa construction ; en fait c'est le principal acteur de la conception des équipements initiaux d'Ecusta.
Monsieur Cartel est le directeur de la Société Nouvelle des Papeteries de Champagne in Troyes and is visiting Ecusta for the first time since 1940. He can’t quite get over the tremendous improve­ ment and progress that has been made here since his last visit. W hile here, M. Cartel was invited out to have dinner with one of our fine Ecusta couples. That’s not unusual, except that an ex- GI was anxious to return the hospitality M. Cartel showed him in France in 1944 and 1945. Raleigh Waldrop, assistant chief inspec­ tor here, had the happy privilege of visiting M. Cartel’s home in November, 1944, and again in March, 1945. On one of those trips, Raleigh rode over 100 miles in the back of an Army truck to get to Troyes, but it was worth it.
On Sunday, March 14, M. Cartel was the guest of Raleigh and his wife, Naomi, at their nice home on the Rosman highway. W ith the bit of French he learned in service, Raleigh did well in talking to M. Cartel. And after Naomi’s tasty dinner, we bet an interpreter wasn’t necessary for M. Cartel to tell her how much he enjoyed that fried chicken, and all the other Southern trimmings.