lundi 16 septembre 2013

ROMILLY PATRIMOINE et les Journées du Patrimoine 2013

Lucien et Jean, anciens bonnetiers faisant visiter leurs machines remises en activité dans les ateliers de l'usine OLYMPIA par  ROMILLY PATRIMOINE.

Lucien sur la RUSSO à fermer les pointes de chaussettes.

Un machine des années 80



dimanche 15 septembre 2013

Établissements CLAVERIE, fabricant de tissus élastiques - Romilly-sur-Seine

Tissus et tricots élastiques pour ceintures, bandages, corsets. Bas à varices





André Claverie fait construire vers 1895, au 21 rue Paul Vaillant-Couturier, une usine de bonneterie produisant des tissus élastiques destinés à la fabrication de sous-vêtements féminins. Cet établissement est agrandi vers le sud au début du 20e siècle, puis dirigé par la société Boos. Il semble avoir fermé ses portes vers 1980 et a laissé la place à un magasin d'usine dans la partie sud ; la partie nord des bâtiments appartient à la municipalité romillonne. Source Inventaire Général ; Culture.fr


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dimanche 8 septembre 2013

TREVOIS Vêtements de sport

La fin de Trévois en 1993 

Les Echos n° 16463 du 27 Août 1993
En redressement judiciaire depuis un an, Trevois, qui fabrique des vêtements de sports (maillots de bain et survêtements), vient d'être repris par la société V de V active dans le sportswear et qui avait, elle-même, été rachetée en 1988 par le groupe italien Sergio Tacchini. 

Trévois avait en 1993 80 salariés en France auxquels s'ajoutaient les 180 personnes qui travaillaient dans l'usine marocaine de Tanger.
Groupe KOPA

1ère Puces musicales ARGENCE, un nouveau rendez-vous collectionneur

mardi 3 septembre 2013

André BOISSEAU et la BONNETERIE - Troyes

Un spécialiste de la bonneterie nous a quittés

L’EST-ECLAIR 03/09/2013 J-M Van Houtte

Avec André Boisseau disparaît le grand spécialiste de la bonneterie. Il s'est éteint dimanche dans sa 89e année sans avoir jamais renoncé à ses passions : l'art, la bonneterie et une famille riche de six enfants et d'une descendance nombreuse. André Boisseau s'est éteint à deux pas de l'ancienne usine familiale. Une bonneterie fondée par un grand-père et développée par son père, Léon, notamment autour de la marque L'Aiglon. Industriel et homme politique - il sera député de l'Aube -, Léon Boisseau est également homme de presse au travers de La Tribune de l'Aube. Le jeune André fait ses études à Troyes et passe son bac pendant l'Occupation avant de faire les beaux-arts à Paris. Plus tard, il recevra notamment l'enseignement d'un sculpteur de renom, Bernard Milleret. Cette première passion n'est pas mise à l'étouffoir quand son père l'appelle auprès de lui à l'usine. Mais quand le bas sans couture met à mal la production troyenne, dans les années d'après-guerre, André Boisseau est contraint de s'inventer un nouvel avenir. Un pari puisque son mariage avec Marie-Louise, en 1947, lui a donné cinq enfants - Jean-François (commissaire-priseur), Anne-Marie (enseignante), Dominique (maire adjoint à Troyes), Marie-Christine (mère de famille) et Catherine (relieur d'art) - et qu'un sixième naîtra plus tard : Philippe (commissaire-priseur également)… Comme il aime l'art, qu'il est collectionneur et ami de Me Jean-François Broise, il lui succède dans la charge de commissaire-priseur en association avec Me Pierre Pomez. La société Pomez & Boisseau est née qui a fêté en décembre dernier le cinquantenaire de l'association des deux noms. André Boisseau exercera de 1962 à 1994, apportant des innovations à une profession somme toute traditionnelle. Expert en meubles régionaux, en numismatique et en armes anciennes, il imagine la première annexe « industrielle ». Elles se développeront partout en France. Il préside d'ailleurs la Chambre nationale des commissaires priseurs de 1984 et 1986 et siégera au bureau de la chambre régionale - la Compagnie de l'Est -, pendant 15 ans, attaché notamment à la formation. La retraite lui a permis de revenir à son premier métier au travers de l'association des Amis du musée de la Bonneterie et par ses recherches. Il était un des rares historiens de la bonneterie qui connaisse aussi la technique sur le bout des doigts. Son dernier ouvrage - monumental - sur l'histoire technique de la bonneterie est à paraître aux éditions de La Maison du Boulanger et il en surveillait encore la mise en page des illustrations…


Ce blog consacré en partie à l'industrie de la Bonneterie se devait de rendre hommage à André Boisseau. Nous le faisons en reprenant un article de J-M Van Houtte publié par le quotidien régional l'Est-Eclair. 
Jacques Fournier, président de l'ATEC, créateur du blog

jeudi 8 août 2013

LEBOCEY métier bonneterie - Troyes

LEBOCEY Machines et Aiguilles pour le Bonneterie - Troyes

 

Souvenirs de LEBOCEY

Le dernier dirigeant familial du constructeur de métiers de bonneterie a été inhumé hier dans sa ville natale L'hommage posthume rendu à Bernard Lebocey .

Le dernier dirigeant familial du constructeur de métiers de bonneterie a été inhumé hier dans sa ville natale L'hommage posthume rendu à Bernard Lebocey


 
Publié le 27 décembre 2008, article de Jorge D'HULST
         
Bernard Lebocey a fait partie des grands patrons de Troyes. Il a dirigé pendant presque trente ans l'entreprise la plus prestigieuse du chef-lieu de l'Aube : les établissements Lebocey. Installée à la fois avenue Pasteur et faubourg Croncels, cette société fabriquait le produit le plus noble de la ville : des métiers circulaires pour la bonneterie. C'était avant que la marque Lacoste ne se développe.
Bernard Lebocey s'est éteint la semaine dernière à l'âge de 84 ans à Vichy. Et ses obsèques qui se sont déroulées hier à Troyes, dans sa ville natale, ont permis qu'un hommage posthume lui soit rendu. Car, de son vivant, ce qu'il a apporté fut peu souligné. L'entreprise ayant fermé ses portes dans les années 70 dans des conditions dramatiques, entraînant la suppression de plus de 600 emplois, rien que sur Troyes. Car Lebocey possédait aussi des usines à Annemasse et en Suisse, à Nyon.
Hier en l'église Saint-Nicolas, sa nièce, Marina Cousté, a su trouver les mots pour retracer un parcours hors du commun, à tout point de vue. Elle a rappelé d'abord que Bernard Lebocey était issu d'une « longue lignée d'entrepreneurs ». La société, née en 1844, a été dirigée par des hommes qui ont marqué l'histoire industrielle de l'Aube : Georges, Jules et Gaston Lebocey.

« Robert Galley n'a pas voulu de Rockwell »
Il convient d'intégrer aussi à la dynastie familiale le nom de Marie-Louise Lebocey, l'ancienne présidente de la société artistique. Elle dirigea l'entreprise après la mort prématurée de son mari pendant la Deuxième Guerre mondiale et jusqu'à ce que son fils Bernard, parti s'engager dans la 2e DB, puisse s'en occuper.
À la différence d'autres grands dirigeants, Bernard Lebocey était un autodidacte. « Mais il était plein de bon sens », déclarait à la sortie de l'église André Boisseau, l'ancien commissaire-priseur, qui l'a bien connu.
Ce bon sens lui a permis de développer de façon spectaculaire l'entreprise. Sous sa houlette, elle connaît un rayonnement mondial, exportant 85 % de sa production. « La première crise économique de 1973 vint au bout de son dynamisme. Cette crise emportera par la suite la plupart des usines de bonneterie », a regretté Marina Cousté.

 Lebocey disparaîtra complètement, quelques années seulement après avoir déposé le bilan. Pourtant un repreneur s'était mis sur les rangs : Rockwell, sixième entreprise américaine. « Nous étions allés aux États-Unis pour rencontrer Rockwell. Mais il fallait l'aval du gouvernement français », révèle Jacqueline Cousté, la sœur de Bernard Lebocey. L'État n'a pas donné son accord.
Elle a son explication sur ce refus : « Rockwell avait aussi une usine d'armement. Pour cette raison, Robert Galley qui était alors ministre des Armées n'a pas voulu de Rockwell. Ma mère lui en a tenu rigueur pendant longtemps », signale-t-elle. Le gouvernement préféra une solution française : une reprise par les ARCT de Roanne. Mais qui déposeront à leur tour le bilan.

« Bernard Lebocey fera face avec dignité, aussi bien dans sa vie, que dans ses biens », a souligné lors des obsèques sa nièce. Il travaillera d'abord pour un constructeur de métiers espagnol, à Barcelone, puis dans les assurances avant de devenir antiquaire avec sa seconde épouse.

 Lors de la faillite, il habitait le château Lebocey, à Pont-Sainte-Marie. Mais comme celui-ci faisait partie des biens personnels qu'il avait gagés, il a dû le quitter. Les banques laisseront le château à l'abandon qui sera pillé, avant que des clochards n'y mettent le feu.

 Ce château venait d'un héritage des Bonbon, autre grand nom de la bonneterie. Un Bonbon s'était marié avec une sœur de Gaston Lebocey. « Bernard ne l'avait pas acheté avec les fonds de l'entreprise. Il mettait tout son argent dans la recherche », affirme sa sœur.

 Jorge D'HULST
L'Est Eclair





 
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jeudi 1 août 2013

TROYES - DEGAGEUX Constructeurs Machines à Bonneterie

Sur un annuaire de 1969, je relevé que Degageux avait changé de nom pour celui de S.O.D.E.S. (Société Nouvelle des Anciens Etablissements Degageux et Séréville).

Dossier du CNDP